lundi, novembre 05, 2007



Bulot bucolique et champêtre rentre dans mon oreille. Dégraisse mon lobe, anesthésie mon tympan. Grignote les feuilles mortes de mes cires oculaires ; Démantibule la raison qui entre, recrache la folie qui en ressort. Installe-toi sous ma langue. Réside, résiste sous ma lampe. Lapide les envies bourgeoise recueillies devant les émissions télévisées que j’ai trop regardé. Fini et fissure la chair que je t’ai donnée. Fini ce pourquoi je t’ai apprivoisé.


Chiens limitrophes et perroquets catastrophes, nos émotions étaient communes, coquines, canines et aériennes.
Ne me demande plus pourquoi nous avons ris ce jour là.
Les châtaignes sont enfaite nos oursin de terre.
C’est limite Monsieur !
Ah ! Excusez moi je suis confus, j’ai oublié de mentionner leurs différences profondes. Celles-ci se fondent sur le principe de la saisonnalité.
Vous êtes un gland !
Mais messieurs, ne devions pas ! Nous parlions de châtaigne ! Tels était le sujet de mon exposé. Non ?


Nos corps en dentelles s’édentent tendrement lors de nos longues contemplations nocturnes. Hiver hiberné dans tes épaules tendres et moites.
Tes yeux maquillés patinent dans ma tête, mes cernes usées disparaissent en présence de ton être amusé.
Les nuages de la mélancolie coulent paisiblement aux abords de notre perdition sans noms. Nos matinées sont retardés par l’envi de suer, de transpirer ensemble.
Déflagrations birmanes sonnent le retour a une réalité faite de sang. De cent coup de tonnerre nous éclaterons éphémères. Facétie de la faucheuse venant nous sectionner à maturité.
Bouche cousue, cousin cossu, cousine consterné par sa poitrine dégarnie.
Gargouille goute à la pluie acide de mon estomac puis, gribouille des rêves de ventre plats. Placardé par mille mains, collé par mille dessins. Douceur joviale provoquée par une chaine de jolis ongles taillés.


Il tombe de sa fenêtre, de sa fenêtre, de sa fenêtre.
C’est une danse funeste il se défenestré.
Dégourdi par l’air rafraichi le voila ragaillardi, endurci enfin plein de vie.
Mortelle attente, fil glacé rompu par sa folie embrumée.
Il tombe de sa fenêtre, de sa fenêtre, de sa conquête.
Caricature d’une villégiature oubliée, frêle armure de sa valise égarée.
Perle dansant le long de sa joue, femelle charnelle recouvrant sa chaire ferme.
Il tombe de sa fenêtre, il tombe pour s’en remettre.
Ebauche d’existence rance, débauche de sentiments, de transe.
Danse libre, la gravité te guide.
Pigalle s’en passera, ton porte feuille est vide.
Pigalle en retrouvera dix comme toi.
Mais ton félin, ton félin ne s’en remettra pas.
Tes mains le berçait c’était son festin.
Une jolie marie qui passait par là.
Une jolie marie tendit ses bras.
Commissure tant rêvée, oui tu es bien réveillé.
Ses lèvres ton transporté loin de ton lit crasseux, de ton passé de gueux
Jolie marie tendit ses bras.
Jolie marie te rattrapa mais plia son ton poids.


Des bleus dans l’estomac et des escargots sur l’écorce de ton châle. Chagrin des neiges effacées, tapin d’un conducteur endimanché. Bistro et bises folles. Vertu des pas tentés, verrue des ivrognes matinaux. Mains liées à tes seins je me sens grandir en ton bassin velouté.
Tend le ressort et pense à ta mort.
Ne vie pas par dépit.



Crème anglaise glanée au bout du gland d’un jeune chêne entêté. Fissures racinaires rampant au fil des veinules de quelques apothicaires.
Obtenir ses dons et ses faveurs au creux d’un lit de soie. Chagrine et boudeuse mandibule cesse de me murmurer tes envies à longueur de journée. Mufle pendu au sommet du cloché voila comment tu vas me retrouver.
Chasse les chaises au sous-sol puis ramène tes guiboles nous devons courir sur une bonne cinquantaine de table.
Tes semelles endurcies captent la poussière de notre planché très peu ciré. Cirage de bagatelle rentrons sans lui dans ce bordel. De sombres rideaux jonchent de plus en plus notre caniveau.
Canines carnivores.
J’ai aurore de l’horreur.
Ré ingurgite la semoule que tu viens de prémâcher. Mâcher de la semoule c’est une affaire d’orfèvre.
La coupole© est pleine.