mardi, février 27, 2007
coiffeur a domicile
Kaminski le "punkkkk"
mardi, février 13, 2007
entre racines et pierres
Je vous envies et je vous punis, ne sois pas triste, ne sois pas lisse. On s’engage à tue tête, on s’effeuille dans notre quête. Les oiseaux marchent de temps en temps et les hommes volent de temps en temps. Ils volent assez agilement. Ne restons pas à terre, remuons les airs et le firmament.
On montait lentement la colline picarde, on était débraillés et croustillants. Les yeux enflés et les chevilles amaigries on escaladait la cime de notre adolescence. Forgeant des heures durant les utopies de nos années avenir. Arrivé à la fin de cette période naïve, il ne nous restait plus qu’à se rendre compte que rien de notre imaginaire n’allait être réalisé. Pas de comte, pas de jolie démence, qu’un décompte, qu’un petit avenir, rance. Reste le rire et le souvenir. Allé met ta salopette, le ciel se lève, on se doit de se trimballer à destination. Prend le guidon moi je maintient le cadre. Cadrant affûté et éméché. Prêt ? Allé bouscule les gravier de ce sentier perturbé. On soulèvera les poussières pour symboliser notre passage. Bien que la suspension soit de courte durée goûte tout de même à ce mirage. Plongeons à plat ! Le fils du rasoir comme plongeoir.
Joyeux bibelots et verts coteaux, le sac bien ajusté il se soulevait les manches. Poitrine gonflée il était fier de fouler ce sentier. Loin de la foule furibarde il ne comptait que sur sa robuste santé. Pas d’asphyxie, quelques cloques lui rappelaient que ses pieds étaient à préserver. Ses quelques outils utiles ondulaient amicalement frôlant ses mains, frôlant ses hanches, posant ses phalanges dociles le long de sa courbe tranquille. Rien ne te retient car rien ne t’appartient. Voulez vous un gin ? Non ? et bien tant mieux je n’aurais pas voulu vous décevoir par l’absence de ce dernier. Que prendrez vous ensuite ? Vous appelleriez bien le vendeur de rose. Remplir les vases ? Non remplissez plutôt les cœurs et videz votre bourse. Vous portez une drôle de mine, commandez un taille crayon, grillez un grillon et chanté s’il vous plait.
Le bar n’est pas chez moi, il est en vous.
